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Parution : mars 2002
Ouvrage cartonné
Format : 22 x 24 cm
128 pages quadri
Prix 28 Euros
ISBN : 2-913545-06-8


 


Secrets et magie des herbes du jardin

Le métier d’herboriste existe depuis l’aube de l’humanité et est antérieur à la médecine. Mais le savoir de l’herboriste a souvent été assimilé à une certaine magie et combattu par les autorités en place. Guidé par l’herboriste Michel Pierre, découvrez les mystères des herbes aromatiques, leur histoire, la manière de les cuisiner, découvrez leurs bienfaits et parfois leurs dangers.

Partout et toujours, les hommes ont su que la nature portait en elle les secrets de la vie et de la mort, de la guérison ou de l’empoisonnement. Les herbes ont ainsi constitué une base thérapeutique voilée de mystère. On connaissait déjà beaucoup d’espèces végétales dans l’Antiquité, notamment les plantes médicinales, à qui on  attribuait des pouvoirs divins et des qualités magiques. Souvent plantes sacrées, elles étaient indispensables aux rites magico-religieux associés aux différentes étapes de la vie. Elles purifiaient à la naissance, protégeaient lors du mariage, éloignaient et guidaient les morts dans l’au-delà. Souvent élaborés par des femmes, ces « remèdes  à tous les maux » avaient le pouvoir de guérir  ou d’envoûter. Les magiciennes de nos campagnes étaient alors qualifiées de sorcières.  

Dans cet ouvrage, Michel Pierre de l’herboristerie du Palais Royal à Paris, communique son savoir-faire : comment planter ces herbes, comment et en quelles circonstances les utiliser. Côté cuisine, Patrice Taravella, du prieuré Notre-Dame d’Orsan, a concocté de délicieuses recettes à partir de ces herbes. Des plats élaborés au fil des saisons à l’image de son jardin...

Un métier en herbe (Michel Pierre)
Le métier d’herboriste existe depuis l’aube de l’humanité et est antérieur à la médecine. Mais le savoir de l’herboriste a souvent été assimilé à une certaine magie et combattu par les autorités en place.
Le statut de la profession a été défini sous Napoléon Ier : l’herboriste, au même titre que le pharmacien, est autorisé à vendre et à mélanger les 700 plantes médicinales de la nomenclature française.
En 1927, la Fédération nationale des herboristes rénove l’enseignement et un diplôme d’État est créé. Mais, le 8 septembre 1941, le gouvernement de Vichy supprime ce diplôme, laissant la possibilité aux titulaires d’exploiter une officine en herboristerie. Cette loi est une énigme pour beaucoup. Sur les 4 500 diplômés d’alors, il n’en reste aujourd'hui qu’une dizaine.
Néanmoins, quelques irréductibles, dont je fais partie, ont trouvé le moyen de contourner la loi : suite à un procès qui a fait jurisprudence, toute personne compétente en plantes médicinales peut exploiter une herboristerie en association avec un herboriste diplômé avant 1941. Évidemment, cette tactique n’aura qu’un temps.

Une situation paradoxale
Si les années 50-60 ont vu le triomphe de la chimie avec la multiplication des médicaments, le courant écologique des années 70 a remis à l’ordre du jour les thérapeutiques utilisant les plantes. La consommation des plantes médicinales a connu une forte croissance. En France, la demande de soins par les plantes a doublé depuis dix ans. Pourtant, elle demeure l’un des rares pays européens à ne plus former d’herboriste, alors qu’ils sont 5 000 en Allemagne, 4 à 5 000 en Italie !
Le métier d’herboriste ne s'improvise pas, c'est une profession à part entière. L’herboriste doit connaître les propriétés de 500 plantes et être capable de conseiller le public.

Le marché des plantes médicinales
Il représente en France un volume de 26 000 tonnes, toutes utilisations confondues : pharmacie, herboristerie, cosmétique.
Les grandes régions de production sont le Midi, l’Auvergne, le Maine-et-Loire et la région de Milly-la-Forêt.
Pour faire face à une demande sans cesse croissante, la France doit se tourner vers l’étranger pour assurer son approvisionnement en plantes médicinales. Ainsi, 70 % des plantes consommées sont importées. Elles proviennent essentiellement d’Europe de l'Est, de Chine, de Turquie, de Grèce, d’Égypte, du Maroc, d’Afrique Noire et d’Amérique du Sud.